Le Crowdfunding n’est pas magique

on March 22 | in c0mmun0tés | by | with No Comments

C’est la crise.

Ouais, jolie façon de commencer 2012, je sais, merci. En plus, c’est la fin du monde.

Sauf que l’année prochaine, tout le monde aura arrêté de nous polluer le cerveau avec le calendrier Maya, mais on continuera à nous parler de la crise. Et comme c’est la crise, on voit émerger plein d’articles sur les façons alternatives de vivre, consommer et s’exprimer. Un melting pot de tendances, plus ou moins justes, sont mises en lumière, et gonflées façon baudruche dans des articles qui commencent par 3 mots : “C’est la crise“.

Parfois, elles éclatent et on en entend plus parler, parfois elles s’instillent dans les esprits et tout le monde fait mine d’oublier qu’elles étaient là depuis toujours (très rarement, il s’agit de vraies nouveautés et le monde saute de joie pendant qu’Apple cherche un moyen de se les approprier). Exemples: le calendrier Maya, les disques des Pixies, le community management, la crise… et le crowdfunding.

Il y a plein de choses que le crowdfunding n’est pas, malgré les élucubrations de la presse, souvent contente d’avoir déniché une belle tendance web 3.0 de son museau humide. Je le sais bien, j’ai été community manager du meilleur site européen pendant 18 mois : Ulule. Mais bon, vous imaginez bien qu’on est toujours heureux d’une jolie citation presse, alors on ne va pas s’amuser à moucher le journaliste qui te dédie un papier, même s’il a parfois l’impression d’être un fin limier en redécouvrant l’eau chaude.

Remettons les aiguilles sur le droit chemin, camarades de la Presse et du Blog, voici pour vos futurs papiers quelques petites choses que le Crowdfunding n’est pas :

1/ Le Crowdfunding n’est pas une nouvelle tendance

Comme le rappellait Alexandre Boucherot (fondateur d’Ulule et Fluctuat.net) en commentaire d’un vil article du bel ami 2goldfish (même les horloges pas cassées ont tort de temps en temps), et ainsi que le rappelle régulièrement Yancey Strickler, co-fondateur de Kickstarter : le crowdfunding ne date pas d’hier.
Le principe de souscription en échange de cadeaux date des troupes de théâtre Shakespeariennes, qui finançaient le montage de leurs pièces en invitant les gentils mécènes à assister en exclu aux répétitions. On en retrouve même trace en 1618 chez John Taylor, un poète itinérant anglais qui avait mis en place un système d’accès au chapitrage par palier d’investissement.

Parler du crowdfunding comme d’une nouvelle tendance de l’économie, camarade de la plume, c’est un peu comme de dire que le courrier est une invention révolutionnaire depuis l’invention de l’e-mail. Nombre de joyeux drilles ont financé leur projets en récoltant des dons sur Paypal bien avant l’apparition des sites comme Fundable ou Kickstarter. “An old concept with a new twist“.

Je vais pas vous refaire l’histoire, mais vous savez bien que de tous temps, l’art sous toutes ses formes a été financé par un ou plusieurs mécènes. Beethoven, Molière, Goya et tant d’autres ont pu vivre et créer grâce au patronage et aux financements privés. Il n’y a rien d’alternatif là-dedans. D’un point de vue historique, c’est les subventions qui passeraient pour alternatives.

Le truc, c’est que la création n’a jamais été aussi foisonnante et visible que depuis l’arrivée du net et du matériel semi-pro à bas prix, il est donc tout à fait normal que, émergeant de cette lame de fond, les sites de crowdfunding apparaissent comme la vitrine d’un mouvement beaucoup plus vaste et tentaculaire qu’une simple et “bête” réaction à la crise. You need to go deeper, bitch.

2/ Le crowdfunding n’est pas magique

En tant que CM d’Ulule, j’ai vu passer des propositions de projets. Des milliers. Elles sont loin d’être toutes bonnes.

Il n’y a d’ailleurs qu’une petite partie de projets qui passent la première modération, qualitative. Pourquoi ? Parce qu’en dehors des arnaques et des trucs non-conformes (illégaux, prOn, etc…)… ils sont trop pourris. Dans le crowdfunding, on essaye de sauver ou d’améliorer ce qui peut l’être, mais il y a simplement trop de projets sans la moindre magic touch qui sont jetés aux modérateurs pour la bonne raison que c’est “la réalisation d’un rêve, lol“. Ben non.

Le crowdfunding n’est pas une solution miracle pour trouver des thunes et monter un festival d’Eurodance poucrave dans la cave de l’immeuble. Le crowdfunding met en relation les gens qui ont de bonnes idées et ceux qui ont envie de participer à ces bonnes idées. Un site de crowdfunding fait l’implicite promesse de vous montrer des projets de qualité : vraisemblables, magiques, jolis, marrants, insolites, prometteurs, ludiques, etc… Tout sauf cheap.

C’est le grand mensonge d’un site comme IndieGogo de communiquer sur les + de 20 000 projets en ligne alors que le nombre de projets vraiment financés passe les 1 000 avec peine depuis la naissance du site. Sur IndieGogo : 95% du site, c’est du rebus, de la pure et simple mendicité en ligne. Des projets torchés en 3 minutes. Des embrouilles mal qualifiées. Des gens qui demandent 90 000 dollars sans avoir pris la peine de créer une image de présentation. IndieGogo, c’est la Roumanie du Web (no offense, t’as vu).

Le crowdfunding a pourtant besoin de créateurs de rêves qui prennent leur projet au sérieux. Des passionnés qui sauront faire preuve d’un peu de talent dans le marketing de leur projet. Certainement pas des bolosses en mode galère qui s’insurgent ensuite de ne pas recevoir de soutiens.

3/ Le crowfunding, c’est du branding

J’avoue, ça c’est un truc que j’ai mis du temps à piger. La communication d’un site de crowdfunding ne passe pas forcément par le meilleur outil, ou le plus simple, ou le plus sympa. Bien sûr, ce sont des paramètres importants, qu’il ne faut pas négliger, mais la bonne tenue d’un site de crowdfunding est sans doute d’abord… une histoire de branding.

Le branding ce n’est pas sale, bande d’altermondialistes aux pieds poilus. Le branding, si on la fait simple, c’est la façon dont vous vous présentez au public. C’est ce qui fait qu’en deux coups d’oeil, selon votre design, vos textes, vos partenaires et les projets que vous mettez en avant, vos visiteurs ressentiront, au plus profond de leur cerveau bouillant de génie, que c’est à précisément pour des gens comme eux que vous existez.

Des sites comme Kickstarter ou Ulule portent en eux l’ADN du projet arty et quali, l’écrin des bonnes idées bien réalisées. Les créateurs s’y retrouvent, et plus important, s’y identifient. Beaucoup de porteurs de projets rejetés par Kickstarter aux US le vivent comme un drame et ce n’est pas un hasard si nombre d’entre eux se retrouvent, évidemment, sur IndieGogo. Il est important pour un site qui ambitionne d’attirer et d’aider des créateurs à se financer (et peut-être trouver le succès) de travailler un tel positionnement quali et moderne. Un positionnement délicat qui, s’il disqualifie nombre de projets sur le court terme, est bien plus payant en terme d’image de marque sur le long terme .


En France, le moins bon élève du branding est KissKissBankBank, dont le nom mérite seul une gommette rouge. On passera poliment sur la partie éditoriale, plus proche du cabinet de notaire campagnard que de l’acteur moderne de l’internet communautaire. Les partenaires sont bombardés “mentors“, ces mentors organisent des “challenges” (RIP Intervilles), on y parle de “dons” sans s’attarder sur la définition légale et tout est organisé en “clubs“, comme dans un teen movie des années 80s… Ca fait beaucoup. Les porteurs de projets sont des passionnés, des artistes, des rêveurs, des designers… pourquoi leur causer comme à des commerciaux de province qui networkent sur Viadeo ?


Le crowdfunding ne sera pas mort dans 10 ans…

…mais de tous les nouveaux sites qui fleurissent chaque mois, on n’en dira pas tant. Internet a de la place pour deux leaders : les mecs qui n’aiment pas Google iront sur Bing, les mecs qui n’aiment pas Facebook iront sur Diaspora, les mecs qui n’aiment pas LinkedIn iront sur Viadeo, les mecs qui n’aiment pas Spotify iront sur Pandora, les mecs qui n’aiment pas Tumblr iront sur WordPress, les mecs qui n’aiment pas Apple iront chez Android…

Aujourd’hui, il y a très (très très très) peu de chances que quiconque réussisse à renverser Kickstarter. Le site américain gravite autour de la lune quand tout le monde cherche à fabriquer une fusée. La seule question, c’est qui sera le numéro 2 ? IndieGogo ne le sera pas. Les gars sont là pour la thune, ils ont développé une machine automatique qu’ils laissent ronronner dans son coin. Ni effort, ni branding, ni émotion. Leur trouvaille aura été de taxer 9% aux projets ratés contre 5% aux projets réussis.

En plus, ils ont une dégaine de site porno.

Le besoin est réel, la demande grandissante, le modèle prouvé… et la place à prendre. Bien sûr, Ulule est dans la meilleure position. Bien sûr, mon avis est biaisé. Bien sûr, vous savez aussi que j’ai raison.

Alors messieurs dames qui tenez les plumes, allez donc faire un tour du côté des bonnes idées et shootez quelques mails à goodidea@ulule.com pour leur proposer interviews et partenariats médias. Vous avez tous envie de rencontrer Alex & Alix, ces deux là vont vous rallumer des étoiles dans les yeux. Les étoiles du bon vieux DIY sur lequel le Web s’est bâti.

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0 Responses to Le Crowdfunding n’est pas magique

  1. Hortense says:

    Excellent “papier” ..rien que le titre annonçait la probabilité de tenir (enfin ?) un bon article écrit par une personne qui maitrisait son sujet. En principe ça ne se fait pas de commenter les posts qui valorisent la concurrence mais bon, puisque nous n’avons pas écopé d’une gommette rouge (thanks !), que la concurrence est, il faut bien l’avouer, très respectable, et que l’article est bien tourné alors…Donc rendez-vous pris dans dix ans, même lieu même date autour d’une bouteille de champ ou de champomy selon le cours l’histoire ! :)
    Hortense de babeldoor.com

    • fifi_ says:

      Merci bien Hortense, c’est vrai que je n’ai pas mentionné Babeldoor mais c’est vrai que j’aime bien le positionnement, et la refonte de la home a vraiment été super bien faite, avec une mention “super” au fil d’Ariane qui permet de sélectionner types, régions, pays… Super simple et bien pensé. ;)
      Long live ! ;)

  2. Hello Fifi_, bonjour Hortense,

    C’est vrai qu’il est intéressant cet article, même si (ou peut-être parce que…) il me fait l’effet d’un buffet campagnard : une belle assiette de salami, des petites tomates rouges à ravir, et juste à côté un truc très louche dans le pâté, qui donne plutôt envie de passer son tour ;)

    Je me suis donc servi en composant avec soin une belle assiette, bien à mon goût. Ne comptez pas sur moi pour vous détailler chaque ingrédient ou pour donner des conseils à notre hôte sur la composition de son buffet. Le blogging n’est pas plus une science exacte que le crowdfunding n’est magique. Et c’est ainsi qu’Allah est grand (Vialatte évidemment ; désolé pour la chute facile, mais c’est ainsi). Bonne journée, et merci pour les gifs qui piquent.

  3. Anon says:

    ↑ les n00bs de boumbox…

  4. recher says:

    Wouw ! Du coup je suis encore plus fier qu’avant d’avoir squatté Ulule et extorqué 50 euros à mes amis et pas-amis, car mon projet avait été validé par une équipe de fins ingénieurs qualité du crowdfunding. Et c’est chouette.

    Je suis allé voir vite fait IndieGoGo. Ça vaut ce que ça vaut. Mais je ne trouve pas qu’il a une dégaine de site porno. Et je m’y connais en site porno !

    D’ailleurs à propos de dégaine, je trouve que tout les sites de crowdfunding ont la même (Ulule compris). C’est blanc, c’est organisé par colonne, il y a un bandeau bleu/gris en haut et en bas. Mais peut-être que c’est les codes esthétiques génériques du web qui provoquent cette homodégainité.

    Rien à voir, mais ce commentaire vous est entièrement proposé en Dvorak-bépo.

    • 2goldfish says:

      Indeie Go Go c’est quand même une grosse arnaque, le coup des 9% pris aux projets pas financés jusqu’au bout. Tu m’étonne du coup qu’ils acceptent même les projets les plus pourris. C’est sur ceux là qu’ils font leur beurre.

  5. misterlueur says:

    thenwecan ?

  6. mutuzz says:

    Article intéressant et sans langue de bois.
    Un peu dur pour IndieGogo néanmoins ? Leur constat, plausible, est qu’un porteur de projet ne peut pas connaitre ses chances de succès à la décimale près, au moment de la publication.
    Ok : le principe du tout ou rien de Kickstarter, oblige le porteur à se battre jusqu’au bout pour atteindre son objectif initial.
    Mais, s’il n’obtient au final que, disons, 85% de la somme visée initialement, la conséquence est rude : une petite erreur d’évaluation au début et le projet ne se fait pas ! Clap, clap…Fin du rêve…
    La différence de philosophie Indiegogo – Kickstarter, c’est un peu plus subtil qu’un match entre le “gentil” Kickstarter qui sélectionne les bons projets et le “méchant” Indiegogo qui prend tout à la recherche du profit et pollue le web…

    Sinon, à part cela, bravo à Ulule pour sa réussite, et son action en faveur de la popularisation du Crowdfunding ;-)

  7. fifi_ says:

    Hello Mutuzz,

    Je pense que tu prends le problème par le bout statistiques. Il n’y a qu’une infime partie de projets qui atteignent les 85% sans atteindre l’objectif. On parle quasiment d’un mythe.

    Parce que, et vous devez le voir aussi sur Mutuzz, soit les projets stagnent à 10% et sont oubliés. Soit ils sont financés. Certes il y a de l’entre-deux, mais dès qu’un projet a dépassé les 30% de financement, on remarque qu’il arrive quasiment toujours à toper son objectif.

    Je suis un peu déçu de cette lecture “gentil” Kick vs “méchant” Gogo, remarque. Y’a qu’à regarder les stats de Gogo (dispos sur leur site) pour flairer l’embrouille.

  8. Salut les pédés! Intéressant cet article. Et j’ai bien aimé aussi le gif de batman en transe (?).

  9. J’arrive après la bataille mais j’ai aussi kiffé l’article ;)

  10. Fifi,

    Ton article nous a bien fait rigoler chez KissKissBankBank.

    On adore notre nom, notre logo et nous ne sommes pas les seuls. Pure choix de branding comme tu le dis. On verra sur la longueur si nous nous sommes trompés…

    Là ou je te rejoins par contre, c’est sur tes réflexions sur le ton éditorial de notre site ou nous avons des difficultés à trouver la bonne formule. Nous sortons notre V2 la semaine prochaine, tu nous diras si nous avons un peu progresser. Nous sommes 3 fondateurs d’univers très différents mais aucun de nous vient du web…alors on se cherche un peu.
    Par contre, tu verras, on apprends vite…Et puis, nous intégrons petit à petit d’autres compétences à notre équipe.
    Quand à notre club des Mentors, il fonctionne a plein. Regarde à la vitesse à laquelle il se développe et le nombre d’opérations croisées qui s’y montent… c’est pas si mal..
    Alors, c’est vrai que Club, c’est un peu 80′s..mais bon… saches que nous penserons à tes remarques et merci d’avoir décortiqué d’aussi prêt notre travail.

    D’autre part, je trouve que ton analyse sur la notion de qualité des projets est très contestable.
    La vraie valeur de nos plateformes, et tu n’en parles pas ici, c’est la possibilité que nous donnons à un créateur d’exister grâce à sa communauté et souvent avec la complicité du public. C’est le foisonnement d’idées naissantes qui donne au “crowdfunding” version web un gout de révolution sociétale; par le lien social qu’il génère et la confiance en soi qu’en retire des créateurs de tout niveaux. Ce sont les centaines d’anecdotes que nous racontent les créateurs de projets, les larmes aux yeux, qui font la force de ce mouvement.

    Mais comme tu te positionne comme un juge de paix sur les questions de gouts..cela t’empêche, à mon avis, de déceler l’essence même de nos plateformes.

    Par contre je te rejoins sur un autre point: Les projets proposés doivent rester dans un cadre créatif ou innovant et ne pas être des prétextes à faire la manche.
    Nous refusons 2 projets sur 3 car, très souvent, les projets sortent de ce cadre ou sont trop mal présentés pour être acceptables. Nous sommes très exigeant sur ce sujet.
    Par contre, évidemment, une très grande majorité de ces projets ne correspondent pas vraiment à nos gouts personnels….tu sais, nss gouts tendance notaire de province…

    Ah, au fait, fais gaffe de ne pas croiser des commerciaux roumains en province…ton ostracisme fait un peu flipper mais bon !!

    Bon, sinon t’as vraiment une bonne plume, si tu cherches un jour un boulot de concepteur-rédacteur, appelle nous.

  11. S. JACQUOT says:

    Bonjour Fifi,

    Bon j’arrive un siècle plus tard, mais le Crowdfunding est toujours plus vivant.

    Que penses tu des évolutions du type http://www.nakedwines.com?
    Site hybride entre la box – le crowfunding – et la place de marché

    Cdt
    Stéphane

    1verre à la main – une souris dans l’autre VIGILENCE

  12. Kir says:

    Bonjour,

    Egalement longtemps après la bataille, j’y vais quand même de mon petit commentaire au sujet d’Indiegogo (retour d’expérience).

    Je ne vais pas parler d’arnaque, mais je pense qu’il faut souligner le fonctionnement du site, son modèle économique.
    N’importe quel projet peut être soumis sans modération. Par exemple j’ai vu plusieurs personnes voulant se faire financer leur vie de “pro-gamer” (i.e. jouer à des jeux vidéo en étant rémunérés via le streaming/sponsoring/etc…). J’en ai vu d’autres créant des jeux aux thématiques douteuses (entretient et consommation de drogues …).
    Bref, le “problème” pour les créateurs motivés avec un projet disons “réel”, c’est que les projets ne sont pas visibles sans le lien direct (ou le nom exact du projet) une fois passés les quelques premiers jours de mise en ligne.

    Et pour être trouvable dans sa catégorie (écologie, éducation, art, jeu, …), pays, ville etc… il faut apporter à la base une certaine quantité d’argent (ils parlent de 25% du financement …) via ses propres contacts, ou alors espérer que leur “gogofactor” nous permette d’êter visible. Evidemment, impossible de savoir comment est exactement calculé le dit facteur.

    Au final, si on a un projet à défendre, on se retrouve à devoir de base y investir une certaine quantité d’argent non négligeable (ce que je trouve antinomique avec le principe même du site), sans garantie d’être réellement en ligne. On est en concurrence avec d’autres projets sur des critères qu’on en connaît pas mais qu’on devine (en gros plus on met d’argent plus on a de chance d’être publiés et donc de réussir).

    Et c’est, à mon sens, l’opposé de ce que doit être un site de financement participatif, l’idée n’a aucune importance, et impossible de rencontrer un quelconque public avec juste celle-ci, il faudra payer et encore payer pour espérer accéder au Saint Graal: la visibilité dans la recherche.

    TL;DR:
    Evitez Indiegogo si vous avez un vrai projet mais pas d’argent, et tentez votre chance si vous souhaitez gagner à tout hasard quelques 100aines d’ Euros en faisant rire l’auditoire.

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